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Le blog du catamaran inoui

De Miami aux Abacos (Bahamas)

24 Janvier 2017 , Rédigé par cata-inoui.over-blog.com

Mercredi 11 janvier 2017 : le voyage Bordeaux Miami s'est déroulé sans problème et dans des conditions de vacanciers.

Un arrêt d'une vingtaine d'heure à Lisbonne était imposée et ce fut un plaisir.

L'aéroport de Lisbonne est desservi par le métro, il est donc facile de rallier le centre ville.

Une longue promenade l'après-midi dans plusieurs quartiers nous a permis de voir que les travaux de rénovation avait métamorphosé et embellie la ville.

 

I

Il faut dire que nos précédentes visites s'étalaient de 1978 (première croisière au Portugal) et à cette époque, de nombreux immeubles étaient en ruine, jusqu'en 1998, lors de l'exposition internationale et à cette date, le centre n'était qu'un vaste chantier.

Par contre ce qui n'a pas changé c'est l'animation sympathique des rues, et la bacalao toujours aussi délicieuse....

D'ailleurs, lors du vol vers Miami, nous avons apprécié la qualité et la variété de la nourriture servie par TAP Portugal ; c'est à souligner, alors que maintenant la malbouffe est de mise sur la plupart des vols long-courrier.

A Miami, les valises ont suivi avec tout leur contenu, y compris les peintures pour Inoui.

 

Nous rejoignons en métro le Sailing Club où l'accueil est chaleureux et dont la navette nous dépose à bord d'Inoui sagement amarré à sa bouée. Hormis les nombreuses fientes d'oiseaux, il est en parfait état. Et pour cause, non loin, beaché sur un caillou, un crocodile veillait sur lui !

 

En attendant une météo favorable, nous enchaînons les courses, bricolages ainsi que des visites de Miami facilement accessibles à pieds ou en métro.

 

 

Nous sillonn ons le quartier de Wynwood, royaume du Street Art avec de nombreuses et belles fresques murales. Assez animée et très bobo comme ambiance.

 

 

Nos pas nous conduisent le lendemain à Vizcaya, la folie d'un millionnaire qui, vers 1915, s'est fait construire un palais, autour d'achats d'antiquités réalisés en Europe : des tapisseries espagnoles du 15 éme, un plafond de palais italien, des murs, des statues romaines, une antique fontaine de ville....démontés et remontés ici !

 

 

Plus que la beauté de l'ensemble, l'exploit de cette réalisation nous a séduit !

 

 

Dimanche 15, nous quittons notre bouée au Coconut Grove Sailing Club .....

pour aller mouiller sous Belle Isle à proximité de South Miami Beach, l'abri y est bon, les supermarchés alimentaires proches et le quartier agréable.

 

Nous flânons régulièrement dans Lincoln Road ou le long d'Ocean Drive, artère de frimeurs : Lamborghinis, Corvettes, Mustangs décapotables font des aller-retours...

 

 

Nous sommes plusieurs plaisanciers en stand by pour rallier Bimini, des voisins québécois sont en attente depuis les premiers jours de janvier, mais les vents sont bloqués avec une composante Nord et pour eux traverser le Gulf Stream est réellement pris au sérieux. La fenêtre commence à s'entrouvrir mercredi, avec un début de rotation au Sud, jeudi ce serait encore mieux, mais pour nous, adieu la Floride !


Mercredi : lever à 4h30, nous quittons Miami par le chenal principal, Governement Cut, le courant est sortant, donc nous éjecte rapidement mais face au vent et à la légère houle des vagues abruptes se forment. Pas hautes, 1,5 m au maximum, mais Inoui tangue fort et y plante ses poutres avant : arrêts nets à plusieurs reprises, quelques objets changent de place à l'intérieur !

 

Le vent est Est-Sud-Est, ce n'est pas l'idéal mais nous naviguons à 6 nœuds, à seulement à 10° au Nord de la route théorique, donc un bord de quelques miles devra être tiré vers l'arrivée, c'est acceptable.

 

Dés que nous rentrons dans le Gulf Stream, celui-ci nous déporte à 3-4 nœuds vers le Nord : nous allons louper l'île d'une trentaine de miles ! Donc virement de bord et cap quasi plein Sud en appuyant aux moteurs. Nous avançons en crabe vers notre objectif, 50 ° d'écart entre le cap compas et la route fond : impressionnant mais efficace. Vers 16h nous mouillons devant Alice Town, la ville principale des Biminis. Nous sommes seuls, mais pas pour longtemps car dès le lendemain matin les bateaux arrivent en rangs serrés. Ils mouillent où s'amarrent au ponton d'une marina, remplissent les formalités et repartent aussitôt. Bimini est un port d'entrée et n'est pas considérée comme une escale.

Une fois nos formalités accomplies (dans l'ordre le distributeur de billets, l'Immigration, les Douanes qui nous ponctionnent 300 $, puis les Bahamas Tele Com pour la puce et le plan internet) , nous parcourons l'île. Fini le ''clean'' américain, l'influence tropicale se fait sentir. Les lambis s'empilent devant les maisons des pêcheurs, des carcasses diverses stagnent dans les jardins.

 

Ce n'est pas désagréable non plus comme état d'esprit : le soir au mouillage un policier vient nous signaler que nous sommes en zone interdite, trop proches (pas selon moi) du quai des cargos, mais comme la nuit va tomber, il rajoute que nous pouvons attendre demain matin pour nous déplacer !

Vendredi 20 : Nous déradons au lever du jour, le vent est établi Sud-Est d'une quinzaine de noeuds et Inoui au portant, sous voilure de route, file 9-10 nœuds.

Puis une fois les derniers rochers au Nord de Bimini contournés, nous nous engageons sur le Grand Banc des Bahamas, cap à l'Est, au près serré. Sous trinquette et Grand' voile, Inoui avance encore à 8 nœuds.

 

Sur le Grand Banc où la profondeur moyenne est de 5 mètres, il n'y a pas de houle, seulement un petit clapot : des conditions royales. Notre première vraie navigation à la voile de la saison, car sur l'Intra Coastal Waterway, le moteur prévalait. Et aujourd'hui nous sommes gatés : grand soleil et la ligne de traîne, ne chôme pas : d'abord un gros barracuda que je remets à l'eau pour cause de Ciguatera, puis un thazard de 4 kg qui finit en morceaux dans le réfrigérateur.

 

Le vent adonne, la glisse d'Inoui est encore plus agréable. Le coucher de soleil est splendide !

Une molle en début de nuit nous oblige à mettre temporairement un moteur en marche, ce n'est pas dramatique, le ciel est intensément étoilé, sans lune, sans lumière parasite, la voie lactée est lumineuse.

Au matin nous embouquons, le North Bar Channel porte d'entrée Sud-Est de la mer des Abacos et bien balisée par une barge échouée : 160 miles parcourus avec un grand plaisir !

 

Nous allons mouiller à Marsh Harbour, à proximité d'une antenne des BTC : prorité aux mails mais aussi rafraichissement des fichiers météo.

 

Dimanche : nous voici amarrés à une bouée à Hope Town sur Elbow Cay, un trou de souris bien fermé et entouré de petites collines boisées qui en font un abri parfait.

 

 

Car en fin de nuit un front froid est prévu avec des rafales supérieures à 40 nœuds ''fichier'', cela peut atteindre 50, voire plus devant des grains violents. C'est notre premier front dans cette zone, nous préférons assurer.

Cela ne nous empêche pas de parcourir ce joli petit village résidentiel, doté d'une superbe plage et où la moindre propriété  se négocie autour de 700 mille $.

 

Lundi , au lever du jour, le front passe : de la pluie, qui nous permet de refaire le plein, des rafales, un peu de foudre au lointain, puis rotation du vent deux heures plus tard, ouf, c'est passé ! Le vent va mollir progressivement, nous débarquons pour …. aller voir la mer !

 

Demain, le météo sera plus maniable, nous partirons découvrir la mer des Abacos, mais cela est une autre histoire.

 

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