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Le blog du catamaran inoui

Des Caicos aux Bahamas

28 Novembre 2022 , Rédigé par cata-inoui.over-blog.com

Samedi 12 novembre : nous somme mouillés à Providenciales (Provo pour les locaux) l'île la plus peuplée de l'archipel ; la plage accueille déjà de nombreux touristes

lorsque nous débarquons et aussitôt le loueur de chaises longues nous aborde fort aimablement, s'enquérant de nos besoins et nous renseignant sur les ressources locales.

Le bureau des Customs est fermé en ce samedi au port, mais les vigiles nous assurent que lundi à 9h il sera ouvert : impeccable pour notre futur clear out, puis à la supérette nous trouvons du pain mais rien de frais... Il nous faut aller en ville 7 km, pas de bus, les taxis sont chers, la décision est prise : cet après midi nous tenterons l'autostop.

La première voiture à laquelle je fais signe s'arrête et la conductrice nous dépose devant le supermarché le plus adapté, selon elle, à nos besoins. Les sacs remplis, même succès pour le stop au retour, 3 jeunes se rendant à leur travail feront un détour pour nous déposer près du bateau, trop accueillants les locaux.


Le lendemain, après un pré-acheminement en stop, nous tentons à pieds de trouver et visiter le centre ville de Providenciales, qui en fait n'existe pas ! Après 3 h de marche à sa recherche nous avons au moins appris cela. Il s'agit d'un habitat dispersé avec quartiers résidentiels souvent haut de gamme et des centre d'affaires ou commerciaux éparpillés.

Pas de vrai centre ni de zone d'animation ; nous avons finalement atterri dans une marina avec joli cadre et resto bien agréable dont le menu semblait raisonnable : bon choix de plat

mais comme aux States, il faut rajouter le service, mini 10% et les taxes 20%.... Faut savoir être riche dans ces contrées.
Sinon le stop entre notre mouillage et la ville a encore très bien fonctionné, l'originalité du jour fut un chauffeur Vénézuélien à l'aller et un Jamaïcain au retour, l'activité touristique importante de cette île attire des travailleurs migrants.
Lundi 14 ; théoriquement nous devons effectuer notre sortie avant 10h, sinon c'est 300$ de plus, c'est calé les douaniers doivent être à poste au Port. Bon, autant annoncer que cela ne s'est pas vraiment déroulé comme prévu ! A 9h, pile-poil, nous étions aux bureau des Douanes où 4 gros lards inoccupés nous ont annoncé qu'ils ne faisaient plus de ''clear out '' au port de commerce, je devais me rendre dans une marina qui appellerait des officiers pour mes papiers (peuvent pas venir ici ???) No Sir ! You must go to the marina, it's 5 minutes with your dinghy ... De retour à bord d'Inoui, la carte nous précise que la marina citée est à 5 miles dont 3 à effectuer face au clapot de l'Alizé, pas envisageable avec notre annexe ! Et hop, nous voilà partis avec Inoui, naviguant à vue entre les cayes, 3 m, 2 m , autant ne pas regarder le sondeur, cela fait peur ! on mouille devant l'entrée, que je juge trop hasardeuse et avec l'annexe direction le bureau de la marina.. Et hop on nous réclame 30 $ de ''day charge '', why m'écriais-je horrified ??? Et la seecrétaire de répondre : Vous utilisez le dock pour amarrer votre dinghy, le wifi est disponible ainsi que les toilettes, sans oublier mon temps pour appeler les Zautorités, plus les photocopies... Faut savoir accepté d'être citronné dans ce presse agrume aux eaux turquoises. Il est 11h, les Zautorités viendront après 14 h , lunch time oblige... Patience, finalement vers 15 h, ponctionné de 65 $ dont seuls 50 étaient prévus, nous pouvons dérader ; 6h de perdus, plus le temps de nous rendre au mouillage espéré pour traquer la langouste, mais demain cap vers les  Bahamas comme prévu et je vais arrêter de geindre : entre les 2 jours au mouillage à l'arrivée et cette nuit hors délai, nous serons restés 10 nuits au lieu des 7 autorisées et puis nous ne sommes pas obligés de visiter les pompes à fric pour touristes fortunés !.

Mardi 15 : dés que la luminosité est suffisante nous sortons du Grand Banc des Caïcos entre les pâtés coralliens vers la sortie ouest, l'eau toujours aussi limpide nous permet de contrôler l'état impeccable de la carène.

Sitôt dégagés des dangers, nous mettons le cap vers Mayaguana à une cinquantaine de miles. 12 nœuds de vent de travers, sous voilure de route, Inoui est royal à cette allure, il est comme sur des rails à plus de 8 nœuds de vitesse, je sors ma ligne de traîne sans grand espoir car à cette vitesse seul un sous marin nucléaire peut mordre ! Vers 15 h nous entrons dans Abraham's Bay, le mouillage devant le village de l'île. Grosse flemme : un peu de bricolage, une baignade, la descente à terre et les formalités sont donc reportées à demain.

Le lendemain, à terre nous sommes accueillis par un sympathique local

qui nous fournit de précieux renseignements que nous exploitons aussitôt : direction le bâtiment administratif pour les formalités : Abraham's Bay n'est plus un port d'entrée, nous devrons faire le clear in plus loin, pô grave, notre guide nous conduit au food store, minuscule, pas de pain, des conserves et snacks et un congélateur quasi vide où nous trouvons des ailes de poulet. La boutique BTC (Bahamas Télé Com) où nous devions trouver une carte SIM locale a fermé faute d'une clientèle suffisante.

Les bars restos avec internet itou, le village est en déclin depuis notre passage il y a 4 ans : grosse déprime !

Nous redébarquons l'après midi à la recherche d'internet et accueillis par un autre local, celui-ci nous communique le tuyau qui va bien : dans le bâtiment du gouvernement où nous étions ce matin nous devrions trouver un free wifi.

Et de fait, avec l'aide fort aimable des employés, nous pourrons nous connecter assis dans le hall d'entrée du bâtiment. Sur le site BTC, je trouve la boutique la plus proche, accessible d'un mouillage, c'est à 2 jours de navigation, nous y arriverions le vendredi soir, inutile de se presser elle sera fermée et itou le week-end, En attendant, faute de pain nous achetons de la farine au food store, les crêpes remplaceront le pain grillé au petit déjeuner.

Nous retrouvons l'annexe quand un pêcheur rentre de sa journée et lorsque je vois les prises qu'il a débarqué : une langouste, 2 cigales de mer, une demi douzaines de petits poissons, à deux sur leur bateau, je ne suis pas très optimiste sur ma pêche à venir, les ressources locales sont faibles.

Néanmoins, à Mayaguana 2 espèces prolifèrent : les moustiques et les flamands roses, majestueux en vol (pas les moustiques évidemment)

Jeudi 17 : toujours le même rythme, attendre une bonne luminosité pour démarrer lorsqu'il y a du corail sur le route, soit au moins 2 heures après le lever du soleil. Les 5 miles dans Abraham's Bay sont parcourus à vue au moteur et j'ai le temps de sortir 4 barracudas à la traîne,

Aussitôt remis à l'eau car il y a risque de Ciguatera dans cette zone. Il va sans dire que, vu les dents du bestiau, je le décroche de l'hameçon avec une longue pince.

Après une navigation cool sous le vent de l'île nous mouillons devant une petite plage bordée de rochers, plage comme objectif de baignade et marche pour Marie-Noëlle et rocher pour le chasseur de langouste. Après-midi arrosée par un gentil grain qui nous permet de récupérer une cinquantaine de litres d'eau, les pleins sont refaits et une mini lessive réalisée.

Il nous reste une vingtaine de jours pour rallier George Town que nous pourrions atteindre en 4 journées de navigation, donc le programme va être dans la flânerie.

Après Mayaguana nous mouillons à West Plana Caye, deux jours de suite en changeant de mouillage, le second étant plus propice à la langouste : bonne pioche, j'en ramène une d'un bon kg.

Le lendemain nous allons mouiller dans une adorable baie ronde déserte au Nord d'Acklins Island, ''lady slipper Caye'', un nom qui appelle à la rêverie paresseuse, dont acte. Et enfin le dimanche après midi nous atteignons le mouillage de Crooked Island où nous avons repéré la boutique BTC. Dés le soir, nous débarquons, avec un passager clandestin

Pour une reconnaissance à pieds, nous trouvons un food store ouvert avec pain à profusion, finies les crêpes du petit déjeuner, délicieuses mais un peu longuettes à faire cuire et un restaurant avec wifi en libre accès. Nous étions passés dans ce village il y a 5 ans peu après le cyclone Joachim, toutes les maisons étaient fortement endommagées et quasi toute la population avait du abandonner l'île, c'était désolant. Les maisons sont pour la plupart reconstruites avec un souci de beauté et une propreté environnante rare en Caraïbe ; l'église aussi est rebâtie, la population est revenue, cela nous fait chaud au cœur  !

 

Une fois l'avitaillement en vivres et datas effectué, nous partons mouiller une vingtaine de miles ua Sud, le long d'une plage déserte et proche de cayes prometteuses, nous y resterons 2 jours, le temps pour moi d'explorer tous les cailloux alentour et de ramener une langouste.

Les vivres fraîches commençant à manquer, nous visons Clarence Town, sur le côte Est de long Island.

Nous y étions passés il y a 5 ans lors d'une visite de l'île en voiture et j'avais le souvenir d'une ville assez grande avec un port actif (et 2 belles églises). Grosse déception, si les églises sont toujours présentes,

la ville est morte, il y a une pseudo boulangerie avec seulement un pain disponible le premier soir et zéro le lendemain matin, ainsi que quelques vivres en boite ou au congélateur mais rien de frais.

Heureusement nous rencontrons une Québécoise, qui nous indique que l'épicerie bien achalandée se trouve à 15 km et qu'avec son mari, ils prennent cette direction, de plus ajoute-t-elle aujourd'hui sera un bon jour pour ''magasiner'', le bateau ravitailleur hebdomadaire étant passé la veille. Voyage aller facile donc, une fois le ravitaillement effectué, le retour en stop s'effectuera sans problème, une des premières voitures sollicitées nous déposant à bon port.

L'entraide est un trait dominant des Long Islandais ! Voire des Bahaméens en général ! J'explore quelques cailloux avoisinants sans succès et comme souvent en compagnie d'un gros barracuda : ces carnassiers, bien qu'un peu effrayants d'aspect ne sont pas agressifs vis à vis de l'homme, et très peu timides, ils restent tranquilles à quelques mètres de moi, voire me raccompagnent au bateau.

Et lentement nous glissons vers George Town notre destination finale mais aussi la ville la plus fournie en ressources pour les plaisanciers  avec Autorités (enfin un clear in possible), laverie, supermarché... ; ce qui n'empêche pas les couchers de soleil splendides.

 

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B
Beau périple. Je crois que je pourrais m'y faire, à cette eau limpide et peu profonde. Mais je préfère encore la neige : elle est arrivée, même si c'est en faible épaisseur !<br /> ...et bonne pêche !
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M
Bien sympa de lire de nouveau vos pérégrinations. <br /> Tous vos rayons de soleil sont les bienvenus dans nos grises journées de novembre. Heureusement que le "casier à langoustes" reste ouvert quand il ny a plus de pain !
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