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Le blog du catamaran inoui

Le départ

27 Octobre 2010 , Rédigé par cata-inoui.over-blog.com

Le départ de Bordeaux, le Dimanche 22 aout fut assez précipité, affaires pas rangées, bricolages pas finis, mais la maison Caquet ne diffère jamais et le fenêtre météo était jouable.

InouiàQuai

 

Samedi soir, Daniel, notre voisin et ami, nous conduit au Bassin à flot et espère aller dormir. Pas de chance, j'ai oublié mon téléphone à la maison, il revient me chercher et est quitte pour un nouvel aller retour.

Nous larguons les multiples amarres qui nous liaient au quai du Lagon bleu vers minuit et allons nous amarrer devant le pont du pertuis entre les Bassins à flot 1 et 2.

 

 

 

 

 

 

départLever 5h 30 pour les manœuvres qui doivent débuter vers 6h. Jean et Alain du SAM Roller sont venus assister à notre départ malgré l'heure matinale, du bonheur !

 

Ils montent à bord et prennent des photos et nous quitteront lorsque le bateau devra sortir de l'écluse.

Grand' voile hissée, moteurs et pilote, nous  en profitons pour faire l'essentiel du rangement en remontant la Gironde, le vent d'Est nous permet même de naviguer à la voile seule jusqu'à la pointe Richard où la renverse nous oblige à mouiller.

Nous repartons vers 17 h et finalement nous remouillerons devant l'anse de la Chambrette pour passer une nuit calme et réparatrice.

En route vers le Maroc.

La sortie de la Gironde et les premières 24 H vers la Corogne s 'annonçant agitées, vent de Sud ouest puis Nord ouest assez fort.

Départ au lever du jour avec un vent faible de Sud Ouest, la passe sud est franchie en partie au moteur puis route au près serré dans un vent de SO fraichissant.

La rotation prévue au Nord ouest aura lieu en début de soirée, cap vers la Corogne mais le vent fraichit 25-30 nœuds.

La reprise en main de la bête fut un peu brutale, d'autant que tout n'avait pas été testé et donc la première prise de ris fut laborieuse. Sous grand' voile à 1 ris et trinquette Inoui filait 10- 12 noeuds en route directe dans une ambiance shaker face à la houle se SO, bien que pas encore initialisé, le nouveau pilote barre efficacement.

La drisse de trinquette casse et je me retrouve au milieu de la nuit en train de la ferler dans le filet, copieusement arrosé. Le bateau file encore 8 bons noeuds sous grand' voile.

Au matin le vent faiblit, le Yankee est déroulé, le ris largué et je grimpe au mat repasser la drisse de trinquette malgré la houle résiduelle. La deuxième nuit est plus calme mais au matin le vent commence à refuser et faute de pouvoir atteindre La Corogne avant la nuit, nous mouillerons à Cedeira ne pouvant résister à la perspective d'un repas et d'une nuit au calme.

Au matin, le moteur bâbord refuse de démarrer, batterie trop faible, je réussis à le lancer en utilisant les câbles de charge comme câble de démarrage puis nous profitons de cette anse abritée pour initialiser le pilote et affiner ses paramètres de barre.

Ensuite route vers la Corogne dans un vent de Sud Ouest fraichissant, deux heures après notre amarrage à la marina Déportivo, il atteignait les 40 nœuds.

Je pars acheter une batterie neuve chez « feu vert » près de la gare, avec un transport facilité par le chariot offert par Yannick.



Nous sommes restés coincés. 2 jours par des vents contraires souvent assez forts, quittons la marina après 24 h pour aller mouiller devant la plage.

Puis le samedi 28 aout nous avons profité d'une rotation au Nord pour filer rapidement et confortablement vers le Portugal, plus de 100 miles du matin au coucher du soleil malgré un départ retardé par des bancs de brume épais : malgré les travaux, le coursier n'a pas perdu ses capacités.

 

 

dauphins.JPGNotre descente le long du Portugal s'est effectuée par un temps calme avec des vents de nord parfois un peu trop faible (pas mal d'heures de moteur) et des visites de dauphins.

 

Arrêts à Povoa de Varzim, Nazaré, Peniche où nous avons pris un coffre libre à droite de l'entrée, Cascais où pour la première fois nous gonflons et utilisons la nouvelle annexe pour ravitailler au Jumbo.

 

L'étape suivante nous a conduit à Sines où nous mouillons devant la plage et allons au restaurant le soir, puis ce fut un mouillage à Sagres notre dernière escale portugaise.

Rabat est à 210 milles et la pleine mer le surlendemain est à 14 h, nous nous levons donc à 4h avec comme objectif de vitesse minimale de 6 noeuds pour franchir la barre dans des conditions optimales.

Brise côtière au départ puis pétole, donc moteurs, enfin un léger vent de Nord...Une traversée calme seulement animée par un thon suicidaire, qui sautait désespérément au bout de la ligne mais que j'ai remonté trop précipitamment. Mon impatience lui permettra de se décrocher en ouvrant l'hameçon, j'en fus très attristé car c'était ma première touche sérieuse depuis le départ.



Nous avons finalement traversé de Sagres à Rabat en un peu plus de 30 heures, du lundi6 au mardi 7 septembre la brume n'a permis de distinguer les détails de la côte qu'à 2 miles des jetées mais le positionnement du bateau sur l'écran de l'ordinateur via la souris GPS et le logiciel OpenCPN dont c'était la première utilisation en live, nous rassurait.

Des appels en VHF via le canal 9 sont restés sans réponse (la veille ne s'effectue que sur le 10) , mais le zodiac du pilote de la marina nous attend avant les jetées et nous guide dans l'entrée du port sans difficulté ni barre visible (houle faible et pleine mer)

Accueil agréable des autorités et du personnel de la marina de Rabat. A part le chien renifleur de hasch qui a uriné dans le cockpit, le reste était aimable et décontracté.



Fin de la première partie du convoyage place au tourisme.

 

Dernière escale Agadir, de là nous traverserons ves les Canaries où nous laisserons le bateau un mois à Porto Calero pour revenir en France, pour voir le deuxiéme petit enfant. 


Premier bilan

Nous sommes très satisfaits de la nouvelle cabine d'Inoui, excellent lieu de vie et déplacements aisés, seule la hauteur de la cloison de cabine me pose encore quelques pb de barre, mais je m'adapte.

De plus le refit quasi complet améliore grandement les maneuvres, la trinquette est facile à ferler et à ranger dans sa housse, les voiles plus simples à hisser, l'installation électrique est satisfaisante et mes 2 panneaux solaires étalent le réfri, le pilote et l'ordi ... En résumé, grosses améliorations des conditions de vie sans perte notable des performances.



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gheysens jacques 01/12/2010 10:23


Bonjour à vous deux,
profiter bien de votre aventure, j'ai plaisir à vous lire, tu écris bien comme un prof (comme dit Alain).Ici il fait froid et il neige.
"euj vais nin au gardin y fait trop fro"
"A mote que cha dois vous faire plaiji d'être la bas.
Bonne chance pour la suite de votre périple,

envoyez nous encore de vos nouvelles,
bises à vos deux
Jacques


Gheysens Didier 17/11/2010 16:45


Salut les Robinsons,petit coucou du nord ,Jacques m'a informé de votre blog.
Je me permets de vous écrire même si l'on ne se voit pas souvent j'ai régulièrement de vos nouvelles,belle aventure qu'est la vôtre! nous pauvres terriens.
Que les cieux vous soient propices, profitez pleinement, faites le plein d'images et de souvenirs et revenez nous en pleine forme.
Amicalement Didier


alain caquet 05/11/2010 08:11


bravo,trés beau travail.tu as manqué ta vocation,tu aurais du faire prof!


Veyron 03/11/2010 22:11


C'est agréable de vous lire au moment du changement d'heure, en Bretagne avec une nuit qui tombe à 18 h.
Profitez-bien. On vous suit.
Amitiés de Catherine et Alain