Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog du catamaran inoui

Des iles du Cap Vert a la Barbade

18 Décembre 2010 , Rédigé par cata-inoui.over-blog.com

La traversée en chiffres :

Distance à parcourir entre Mindélo et La Barbade : 2035 Miles.

Distance parcourue sur l'eau 2100 miles Cap au 264, pratiquement plein ouest.

Temps mis : 11 jours, 3 heures et 15 minutes dont 12 heures de moteur.

Distance gagnée vers l'objectif, par tranche de 24 h ; 156 miles ; 155 miles ; 205 miles ; 228 miles ; 210 miles ; 175 miles ; 180 miles ; 173 miles ; 184 miles ; 158 miles ; 171 miles

1 coryphène et une douzaine de poissons volants ;

Beaucoup de plaisir et arrivés en super forme !

 

Tout est résumé, alors fidèle lecteur de la métropole, tu peux retourner scier ton bois, mettre des buches dans l'âtre, pelleter la neige qui obstrue l'accès à ta demeure et soigner tes engelures. Une fois ces taches accomplies, peut être auras tu le temps de lire ce long, mais homérique récit qui, je l'espère, t'apportera un peu de chaleur !

 

Dimanche 5 décembre.

Après un voyage agrémenté d'une grève de contrôleurs aériens, de perturbation météo obligeant l'avion à se dérouter, notre équipier Jean-Luc nous rejoint à la Marina de Mindelo au petit matin, après une nuit blanche, Une bonne mise en forme. Au Cap Vert, le dimanche pratiquement tout est fermé, cela tombe bien pour lui, il peut dormir... Le soir champagne à bord d'Inoui et resto avec Norbert et Walter pour fêter mon anniversaire et fêter aussi les départs imminents : pour Norbert ce sera mercredi.

 

Lundi dés l'ouverture des bureaux, nous nous présentons à la police de l'immigration, où les passeports sont rapidement tamponnés, sans la moindre question quant à ce nouvel embarqué sur Inoui. Marie-Noëlle et Jean-Luc filent aux dernières courses et moi à la police maritime pour récupérer ma clearance. Cela commence à embouteiller, et cela empire de minutes en minutes, nous ne sommes pas les seuls à vouloir profiter du retour, un peu timide certes, de l'alizé ; petite joie perso, je suis le premier à obtenir mes papiers et tampons, j'ai le bon feeling avec les autorités du Cap Vert ! Je rejoins Marie-Noëlle et Jean-Luc pour l'ultime achat. « Combien le kg de citrons ? » « 300 ECV » et aussitôt la marchande nous pèse un kg, nous n'avons qu'environ 250 ECV en petite monnaie, je renverse le porte monnaie devant elle, et dans un grand éclat de rire, elle nous fait comprendre que cela ira comme cela. Encore un souvenir merveilleux des Capverdiens.

Adieux.jpg

 

 

 

 

Après des dernières plaisanteries et embrassades avec Norbert et son équipage, nous voici à bord, pliant l'annexe, démontant le bimini, rangeant les tauds de voiles, ploufant une dernière fois et à 11h 15 locales (12 h 15 TU), l'ancre est relevée et rangée dans son coffre, elle ne servira pas de quelques jours... Cap à l'ouest. !

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le canal entre les iles de Sao Vicente et Sao Antao, la survente locale nous permet un départ assez rapide et toutes voiles dehors, nous rattrapons 2 voiliers partis avant nous. Sao Antao nous dévente quelques heures, nous nous déhalons au moteur, puis nous voilà repartis sous voilure de route. Les quarts s'organisent naturellement selon l'état de fatigue et l'envie, 2 à 3 heures de veille chacun, cela fait quand même des tranches d'environ 5 heures de sommeil pour les autres, plus cool qu'à deux !

 

Coryphene-copie-1.jpg

 

 

Mardi, dés le lever du jour, rituellement je mets la ligne à l'eau et vers 9 h une dorade coryphène de 75 cm, trop gourmande, se fait prendre, joie des 2 fans de pêche. Sitôt à bord, sitôt vidée et les recettes de cuisson mises au point : ce sera à la tahitienne en entrée et darnes à la poêle pour ce midi, le reste sera cuisiné à la basquaise pour demain. Selon la loi de Murphy, on n'attrape du poisson que lorsqu'il y a déjà à manger. Ce soir nous avions prévu un poisson acheté au marché lundi.

Le vent est de Nord, Nord Est oscillant entre 8 et 12 nœuds, pour les premières 24 heures, Inoui nous a rapprochés de notre objectif de 156 miles.

 

 

 

 

 

 

 

 

Lune.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Un timide croissant de lune nous éclaire pendant une heure, cela mérite des photos, avec des clichés surprenants en raison de la houle, un rien nous amuse ! Le vent se renforce légèrement en soirée pour devenir erratique en milieu de nuit puis évanescent, après moult réglages fatigants et bruyants, un moteur est mis en route, pas cool cette nuit !

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi matin le vent se lève au NNW et nous permet d'avancer à plus de 8 nœuds, nous abattons un peu pour le confort, la route est un peu plus Sud que prévue, mais cela n'est pas mauvais, vu la météo à venir, Pour ce deuxième jour nous avons gagné 155 Miles sur la route. Le vent adonne lentement ce qui nous permet de faire route directe mais la houle de Nord crée une ambiance shaker dans les couchettes arrière.

Pendant les quarts de nuit, nous nous relayons à la barre pour essayer de négocier les vagues et préserver le sommeil des autres. De plus nous essuyons nos premiers grains avec des pluies faibles et des surventes modérées, qui ne posent pas de problème à Inoui.

 

Jeudi matin, grand bleu, vent de Nord Est et pour le troisième jour 205 miles de gagnés, la vie est belle dans les alizés. Ciel.jpgDans l'après midi une ligne de grains plus compacts que les précédents se rapprochent, le yankee est roulé est nous commençons à prendre le premier ris dans la grand' voile, Marie Noëlle à la barre, Jean-Luc et moi aux winchs. Pas le temps de fignoler, l'averse s'abat sur nous, nous rentrons dans la cabine, heureux de voir la pluie rincer et dessaler le bateau. Le grain passé, nous assurons la bosse de ris en la cravatant, ferlons le bas de la voile pour limiter le ragage, juste avant le deuxième grain. Dans les surventes, le vent monte à 35 nœuds, sous grand' voile à un ris et trinquette Inoui étale bien sous pilote, seule la mer confuse nous secoue.

 

Bidouille.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Catastrophe, à la tombée de la nuit le pilote tombe en panne, l'apéritif du soir en est même négligé. Marie-Noëlle à la barre, Jean-Luc et moi bidouillons le pilote récalcitrant. Assez vite, je diagnostique une panne du moteur électrique. Je n’ai pas de moteur de rechange et pour tenter de réparer celui-ci, il faut démonter la barre à roue, mission impossible dans cette mer, sauf à tout affaler pour un résultat aléatoire. La barre franche de secours que nous avions à bord sans usage, pendant les 25 années précédentes, est restée à la maison et côté SAV du pilote, il faudra attendre quelques jours. Nous nous relayons à la barre toutes les deux heures, et dans la nuit noire, les vagues sont difficiles à négocier, provoquant de belles accélérations mais parfois elles viennent s'écraser sur le pont, ambiance humide !

 

 

 

Nous réalisons parfois des pointes à plus de 18 nœuds, je bats mon record avec 18,6 nœuds mais la coque enfourne légèrement en rattrapant la vague précédente... Qui s'invite à bord, passant par dessus la cabine et terminant sa course sur mon pantalon tout propre, tout sec ! Malgré la chaleur, j'enfilerais désormais une culotte de ciré la nuit si cela pulse. Les mouvements du bateau sont désordonnés, le pichet d'eau, à poste sur la table depuis les Canaries est descendu d'un cran, mais la caisse à produits pharmaceutiques, mal arrimée, s'envole et repend son contenu dans le fond de la coque ; dans les couchettes nous décollons régulièrement du matelas. Dans ces embardées, la trinquette passe violemment d'un bord sur l'autre, je mets en place une retenue, mais ce n'est qu'au lever du jour que nous verrons les dégâts : les 3 lattes sont cassées et ont commencé à déchirer leurs goussets. Nous affalons, retirons les lattes cassées et renvoyons la voile sans latte, au portant ce n'est pas dramatique, mais c'est une réparation à faire à l'arrivée.

 

Barre.jpgVendredi, fin de la zone de grains, le ciel est gris, peu de soleil, de plus la grand' voile masque souvent les panneaux solaires et la charge est faible. Nous faisons tourner un moteur débrayé, 1 h chaque soir, pour compenser. Nous voilà partis pour 7 à 8 jours avec comme rythme journalier : 8 heures de barre chacun, 8 heures de sommeil et 8 heures pour les taches du bateau et pour soi. Certes nous n'étions pas préparés à traverser sans pilote, mais les Vikings ont bien atteint l'Amérique sans pilote, alors pourquoi pas nous, et Inoui est plus confortable qu'un Drakkar, même si son architecte s'appelle Erik Lerouge

Seule la houle, avoisinant parfois les 4 m, nous pose un problème en modifiant la route d’Inoui, mais nous avons tous les trois une grosse expérience du bateau et de la barre, Jean-Luc est l'équipier le plus fidèle d'Inoui et a participé à toutes ses régates, et convoyages à la fin des années 8O.

Pour ce quatrième jour, 228 miles de gagnés.

Le soleil revient puis la nuit se déroule calmement, c'est à dire sans grains, le ciel est étoilé, nous avons pris notre rythme, nous nous sentons bien en mer sur ce canot.

 

Samedi, la mer est mieux organisée avec une grande houle de Nord-est mais le vent est passé plein Est, nous obligeant à mettre un peu de Nord dans la route, la grand' voile est rehissée haute et le Yankee déroulé.

Nouvelle distraction pour le barreur, il doit trouver le meilleur compromis cap vitesse, en allant au lof, chercher un vent apparent plus fort ce qui provoque une accélération, puis revenir au cap en essayant de conserver la vitesse acquise. Au pointage de 12 h15 TU, 210 miles de gagnés. Nous retrouvons le grand ciel bleu, nous nous rapprochons de l'anticyclone, mais les vents deviennent plus faibles. Nous empannons et nous tirons un bord de grand largue à l'Est Sud Est, après quelques heures le vent devient plus fort et la vitesse augmente. En mer la route la plus rapide n'est pas toujours la ligne droite !

Les nuits sont étoilées, la voie lactée est resplendissante et les étoiles filantes nous régalent, l'une d'elles illumine de manière tellement intense dans mon dos que j'ai cru m'être fait flasher pour excès de vitesse ; ils mettent des radars partout !

 

Dimanche : pour la énième fois je bidouille le pilote, testant toutes les connections, mais je reviens toujours à la même conclusion, le moteur électrique ne fonctionne pas ! Inoui est un amour de bateau, une fois équilibré, il ne nécessite que peu d'efforts sur la barre, il a parcouru plus de 100 000 miles avec seulement 2 pilotes et celui-ci n'a pas résisté 5 000 miles ! Aujourd'hui nous nous rapprochons de l'objectif de seulement 175 miles. Le vent bascule vers le Nord Est, de plus le ciel est d'un vilain gris au Sud, alors nous empannons route presque directe vers la Barbade à 8-10 nœuds, c'est bon pour le moral !

Cette nuit lors du changement de quart, Jean-Luc me signale une lumière bizarre sur l'avant : un feu scintillant, quelques minutes plus tard nous nous dévions pour éviter une bouée ; quelle est la probabilité de collision en plein océan ?? Depuis le jour du départ nous n'avons vu qu'un bateau de pêche au loin, sinon c'est le grand désert bleu ou gris !

 

Protec.jpg

 

 

 

Lundi : le retour du ciel bleu est accompagné d'un soleil féroce, dès 9h le barreur cuit. Le bimini a été démonté car il est trop bas pour que nous puissions barrer sur le siège et comme nous sommes condamnés à barrer...Alors chacun se bricole d'élégantes protections solaires. L'après midi, la grand' voile nous fait de l'ombre, cela redevient supportable. Pour ce septième jour, nous avons gagné 18O miles.

Les derniers fruits sont mangés, encore quelques tomates et concombres puis ce ne sera plus que les boites : le scorbut va-t-il s'abattre sur nous ? Régulièrement nous avons des touches sur la ligne mais les poissons arrivent à se décrocher en détordant les hameçons : nous ne pouvons que saliver d'envie en imaginant leurs tailles.

 

 

 

 

 

 

 

Le spi asymétrique est envoyé. La houle étant devenue plus modérée, nous arrivons à le porter sans trop de déventements. Le gain en cap et en vitesse est appréciable mais le barreur doit rester concentré sinon c'est le cocotier ! Nous nous relayons toutes les heures

La distraction du soir nous est apportée par un point aperçu devant nous sur l'horizon : ce point grossit et nous permet de reconnaître un voilier sous spi. C'est l'ambiance régate, et deux heures plus tard nous le dépassons. Hélas, il fait déjà nuit et nous ne pourrons ni lire son nom, ni connaître sa nationalité, ni saluer son équipage par de grands gestes. Nous affalons le spi pour avoir une nuit tranquille.

 

spi.jpg

 

 

 

 

Mardi : dés le matin le spi est envoyé et un paille en queue tourne autour du bateau, trop vite, trop loin, trop virevoltant pour le photographe. Après deux cocotiers dans le spi, assez difficiles à défaire, nous arrivons enfin à trouver un bidouillage avec le grand tangon qui stabilise le spi dans cet alizé faible (10-12 nœuds) et cette houle, le yankee partiellement déroulé fait office de « Belge ». Le score du jour n'est que de 173 miles et pourtant on se démène pour faire avancer Inoui, mais sans vent .....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

douche.jpg

 

 

 

 

 

 

Nous nous aspergeons régulièrement d'eau de mer, soit pour nous rafraichir, soit pour nous rincer. Inoui étant un cata de déplacement léger, les réserves d'eau ne sont pas énormes à bord, alors pour la douche, on se savonne en utilisant un peu d'eau douce, puis eau de mer à volonté pour les premiers rinçages et enfin petit rinçage final à l'eau douce, grâce à notre douche solaire. Bilan 2 à 3 litres d'eau douce consommés par douche et un bateau qui ne sent pas le terrier de renard !

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi : cette nuit, de légers grains nous ont obligé à prendre un ris dans la grand’ voile, la manouvre est rodée et s'effectue rapidement malgré l'obscurité, l'équipage est au point et ravi : on reflirte quelques heures avec les dix nœuds de vitesse. Mais dés l'aube nous renvoyons toute la toile, l'alizé mollit, il faut maintenir le rythme. Au pointage de midi nous avons parcouru 184 miles vers notre objectif, la Barbade n'est plus qu'à 350 miles, deux jours ???

Mou, mou, mou, l'alizé devient de plus en plus mou, comme s'il voulait que l'on profite bien de la mer et du ciel bleu ou étoilé ! Grand largue avec 10-12 nœuds de vent Inoui avance à 7-8 nœuds mais l'alizé en rajoute en adonnant plein Est, plein vent arrière et en continuant à mollir, la vitesse chute.

Oiseau.jpg

 

Cette nuit nous avons eu un passager clandestin : un héron, épuisé et égaré qui se repose à bord. Il s'envole dès les premières lueurs de l'aube, vers quelle destination ? La terre la plus proche est à 500 km. Exceptionnellement, il n'y a pas de poisson volant dans le filet ce matin. J'aurai bien aimé poser quelques questions à ce sujet, au héron. Non mais, s'il avait faim, il pouvait demander, je lui aurai volontiers offert une boite de thon et gardé mes poissons frais.

 

 

 

 

Jeudi : sous spi, nous ne décollons pas des 5 nœuds en nous bagarrant avec un vent apparent de 3 nœuds. Nous avons parcouru 154 miles lors des dernières 24 h. Que vient faire cet anticyclone par 13 ° N en cette saison ??

Nous sommes à 180 miles de l'arrivée et nous n'avons pas consommé le dixième de notre gazole, alors nous pouvons nous offrir une risée Diesel, les moteurs sont mis en route ! 6,5 nœuds en route directe, ce n'est pas énorme car Inoui avec ses deux petits moteurs diesel de 10 CV n'a pas été conçu pour de folles vitesses au moteur, mais cela devrait nous permettre d'arriver avant la nuit, vendredi.

Le vent revient en soirée, la dorsale anticyclonique à traverser n'était pas trop longue. Les moteurs sont arrêtés et progressivement Inoui allonge la foulée. Pendant la nuit, avec 15 à 18 nœuds de vent, Inoui réalise une moyenne de plus de 8 nœuds au grand largue.

Vendredi : peu avant le lever du jour, un halo lumineux est visible sur l'horizon, marquant la présence d'une terre, nous sommes à une cinquantaine de miles de la Barbade. Quelques heures plus tard Marie-Noëlle à la barre, lance le cri attendu : Terre ! Nous sommes à 26 miles de l'île.

Lors des dernières 24h, nous avons parcouru 171 miles.

Nous croisons les premiers pécheurs, puis nous longeons la côte sud de l'île pour atteindre la côte sous le vent. Il est 11h 30 locales, soit 15 h 30 TU, l'ancre est mouillée dans la baie de Carlisle à Bridgetown, fin de la transat !

Dans mes lectures de jeunesse, les traversées de l'atlantique se terminaient pour le bateau au mouillage de Carlisle bay et pour l'équipage au bar du Barbados Yacht Club. La voile est un monde de tradition, nous nous devons de les respecter.

Partager cet article

Commenter cet article

Captain John The Fellow 03/02/2011 23:09


Belle épopée, vais ressortir mon tee shirt du "Mosquito Bar"
qui ne serait pas dépareillé avec les bestioles que vous fréquentez; continuez à vous dorer au soleil,heureux veinards, ici je bourre la cheminée et ai ressorti les vestes "dockers en laine doublée
de mouton.
Allez n'abusez pas de la canne à sucre améliorée et recevez tous nos vœux pour 2011
Cpt JTF


Jean-Michel & Michelle 25/12/2010 12:01


C'est toujours avec plaisir et émotion que je lis ce fabuleux récit de votre aventure. Et il me tarde d'en faire autant!
Bravo pour le texte et les photos, un régal à lire.
A suivre ... Jean-Michel


la mama 24/12/2010 11:26


bravo pour etre inoui c'est inoui tant pour le texte que pour les photos et que dire du bon moral de l"equipage je sius surprise" d'etre la mere d'un tel phenomene gros bisous mantine


chantal brut 23/12/2010 21:34


Jeudi 23 : Après avoir suivi de près votre épopée capverdienne,je viens de prendre connaissance de votre arrivée à la Barbade
Bravo.
Quant au pilote automatique, maintenant ce n'est plus ce que c'était. La qualité se perd!
Joyeux Noel, si ça a encore un sens sous ces latitudes.
Chantal


Joyeux Noel à tous.
Chantal


ALAIN CAQUET 18/12/2010 19:02


bravo .