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Le blog du catamaran inoui

Des BVI à la Martinique

5 Avril 2013 , Rédigé par cata-inoui.over-blog.com

 

Vendredi 15 mars : nous embouquons Virgin Sound dès 6 h du matin en direction de St Martin, adieu Virgin Gorda et les îles Vierges. Le vent est faible d'Est-Nord-Est, sous voilure de route avec l'appui d'un moteur nous progressons à 6 nœuds sur une mer à peine agitée par une petite houle. Début de traversée tranquille, avec comme distraction une touche franche sur la ligne, je vois le poisson se débattre et finalement partir avec le bas de ligne. Le vent se lève un peu dans l'après-midi et avec seulement un contre bord de 5 miles, nous atteignons la mouillage de Marigot vers 22h, cool !

Samedi : grosse activité avec des lessives, l'achat d'une nouvelle ancre plus performante, l'avitaillement du bord et la publication de l'article du blog et des photos. Le soir, nous estimons que l'escale technique de St martin n'a pas lieu de se prolonger.

 

Dimanche : lever à 5 h 30 avec pour objectif Nevis distante de 70 miles. Le vent est d'Est-Nord-Est d'environ 15 noeuds et sous grand'voile haute et trinquette Inoui file au près bon plein. Quelques grains avec rafales troublent notre tranquillité mais les surventes se négocient facilement en ouvrant un peu les voiles. Vers 16 h nous embouquons « the Narrows » passage entre St Kits et Nevis et nous prenons une bouée devant Piney's Beach.

 

Montserat_Soufriere.jpgLundi : journée bricolage, carénage, lecture et le mardi avant 6 h, nous démarrons une grosse étape vers la Guadeloupe. Le vent est toujours d'ENE, mais un peu plus soutenu autour de 20-25 noeuds et le premier ris est pris dès la sortie du dévent de Névis ; la mer est hachée et l'ambiance shaker est de retour, mais nous sommes en route directe au près bon plein, les miles s'engrangent vite. L'odeur lors du passage sous le vent de la Soufrière de Montserrat nous confirme que les émissions de soufre continuent, le panache nous semble même plus volumineux que l'an dernier. Le vent se renforce avec des grains à l'approche de la Guadeloupe et nous mouillons à Deshayes dans la baie encombrée et balayée de rafales.

 

 

 

DeshayesJardin.jpgMercredi : les rafales nous ont tenu compagnie toute la nuit et au matin je vérifie l'enfouissement de la nouvelle ancre : parfait et celles des bateaux voisins, parfois moins efficaces, d'ailleurs en matinée quelques voisins dérapent. Nous sommes contents de notre achat et nous partons l'esprit tranquille visiter le jardin botanique de Deshayes, l'ancienne maison de Coluche. C'est le début du printemps, de nombreuses espèces sont en fleurs, les arbres sont magnifiques, les volières animées, un joli spectacle quoique un peu cher (15,5 € l'entrée).

 

 

 

 

 

 

 

 

SaintesClipper-copie-1.jpgDe jeudi à samedi : nous nous dirigeons par étapes raisonnables vers le Marin. Les vents étant orientés au Sud-Est le premier jour, nous nous arrêtons aux Saintes après quelques heures de louvoyage.

Le lendemain nous régatons des Saintes à Roseau, la capitale de la Dominique. En effet un monocoque d'une quinzaine de mètres quitte l'archipel en même temps que nous pour la même route. Comme il est plus toilé que nous, il nous dépasse lorsque le vent mollit et nous le rejoignons dans les grains, à l'arrivée match nul, mais il y a eu un peu de piment dans cette navigation.

A Roseau les fonds sont trop importants pour mouiller (15 à 25 m), force nous est de prendre une bouée, mais les Dominicains sont raisonnables, 10 US$ la nuit.

 

 

RoseauRivage.jpg

 

 

L'ambiance est sympathique le long de ce village de pêcheurs aux moyens limités. Nous en voyons un qui, une fois sa barque amarrée au large rejoint la plage tranquillement allongé sur une chambre à air pagayant avec les mains. Nous nous demandons pourquoi nous nous sommes ruinés à acheter une annexe.

 

 

 

 

 

Samedi, le vent d'ESt est soutenu dans le canal, un bon 25 noeuds ; comme j'espérais qu'une fois dégagés de la survente liée au relief de la Dominique, il allait mollir, je ne prends pas de ris et nous parcourrons donc les 25 miles du canal à 10 noeuds de moyenne, le vent se maintient un peu sous le vent de la Martinique jusqu'à la pointe Diamant et ensuite nous louvoyons jusqu'au Marin, où nous attend Jean-Luc et son bateau Eletto. Le mouillage du Marin est assez encombré et nous trouvons une petite place en bordure du chenal. Place bien agitée par le sillage des bateaux en mouvements, Mais cela ne n'empêchera pas une soirée sympa à bord d'Eletto autour d'une pizza maison !

 

De dimanche à mardi : entre deux anecdotes sur nos navigations, nous aidons Jean-Luc (qui a quitté la Métropole en octobre) à désarmer son bateau, pour sa plus grande joie, 6 bras sont plus efficaces que 2, surtout quand il s'agit de plier les voiles ou de déplacer des charges.

Je profite de notre passage au Marin pour consulter Frédéric Moser dit Tilikum, grand gourou du froid à bord des bateaux, et grâce à ses conseils, je diagnostique la vraie panne du réfrigérateur et je peux enfin le réparer alors qu'il était HS depuis 2 mois. Finie la corvée de glace, quoique les glaçons dans l'apéro, nous y avions pris goût.

Mardi après midi, Jean-Luc nous quitte pour rentrer en Métropole et nous partons mouiller à Ste Anne, l'eau y est plus calme et plus belle pour la baignade.

 

Zagaya.jpg

 

 

Mercredi : sous un ciel maussade et un vent faible nous rejoignons lentement la baie des Flamands qui nous accueille avec un grain à forte précipitation : la visibilité est quasi nulle, je ralentis la bateau mais nous récupérons 40 L d'eau en une dizaine de minutes. Comme tous les ans lors de notre passage, la soirée fut animée et joyeuse avec Mélanie et Bruno, le fidèle défenseur des écosystèmes Martiniquais et pour qui la mangrove n'a pas de secret grâce à son bateau Zagaya.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi : la météo s'est améliorée et sous un beau soleil et un vent d'Est d'une quinzaine de noeuds, nous filons vers Sainte Lucie. Jolie traversée et nous mouillons dans Rodney Bay. Nous partons en reconnaissance à la recherche du Dinghy Dock, de l'arrêt de bus etc... car pour le lendemain nous avons de grands projets.

 

CastriesCathedrale.jpgVendredi : en route pour Castries, la Capitale, en taxi collectif (2,5 EC$ ; 0,8 €), mais à l'arrivée nous avons une grosse déconvenue : tout est fermé ! C'est Good Friday, le Vendredi Saint, un des jours fériés les plus respectés dans la plupart des îles de la Caraïbe. Nous avions été mis en alerte en Martinique où les commerces signalaient la fermeture pour vendredi et pas pour le lundi de Pâques mais nous n'avions pas transposé. La ville est quasi déserte, sans voiture, seuls quelques touristes débarqués du paquebot de croisière, baguenaudent, sans rien visiter, même la Cathédrale est fermée ???.

 

 

 

 

Le vendredi soir est festif à Gros Islet, le village proche de Rodney Bay : c'est le Friday Night avec animation de rues, musique, restauration, boisson proposée par les autochtones. Nous nous y rendons : un podium est dressé au centre la ville avec de la musique, pas vraiment endiablée, religieuse même, et régulièrement, un prédicateur prend le micro et harangue les fidèles « ô Lord, Alleluia, Allelulia.... » Les mécréants que nous sommes préférons rentrer au bateau.

 

CastriesRue.jpg

 

 

 

Samedi : retour à Castries où nous trouvons une ville animée, grouillante même, avec un marché bien achalandé en produits locaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CastriesMarche.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SteAnneBikini

 

 

 

 

Dimanche : nous projetions d'aller explorer les mouillages de la côte au vent de la Martinique, mais le vent s'est renforcé et restera fort jusqu'à mardi, rendant l'accès aux mouillages délicats. Nous y renonçons et retournons à Ste Anne. Encore une jolie traversée d'une vingtaine de miles où Inoui saute de vague en vague. Une promenade vers la pointe Marin nous fait découvrir une animation de plage avec défilé de mode dont des bikinis. Les maillots sont superbes, les mannequins aussi !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CrabeDeTerre

 

Lundi : malgré le temps maussade nous parcourons une partie de la « trace des caps », un sentier littoral partant de Ste Anne. Nous longeons les plages, profitons des points de vue du haut des falaises, mais surtout nous sommes frappés par l'ampleur des campements des familles de locaux qui profitent du week-end de 4 jours. Lits, fauteuils, tables, bancs, tentes parfois sommaires, mais réfrigérateurs et congélateurs alimentés par des groupes électrogènes et surtout les sonos ; et tout cela à quelques centaines de mètres du parking, pas fainéants les porteurs ! Dans les assiettes nous apercevons le Matoutou de crabe de terre, dans les verres du rhum, avec en prime des rires et des danses.

 

 

 

 

 

Le mardi sera consacré à des courses au Marin en utilisant les transports locaux et au bricolage sur les circuits électriques du bateau.

 

Monts-du-Carbet.jpgMercredi : avec une voiture de location nous nous rendons à « Choeur Bouliki », un fond de vallon au centre de Martinique, point de départ d'une rando recommandée par Bruno. Le départ est facile le long de la Rivière Blanche, puis nous attaquons la montée aménagée avec des marches en bois.

Les arbres, les fougères, les balisiers en fleurs sont superbes mais les mollets souffrent ! Au bout d'une heure et demie de montée, des prairies en léger faux plat nous accueillent, quel plaisir. Surtout que le vent nous rafraichit et que la vue est superbe sur les Monts du Carbet, la baie de Fort de France et la presqu'île de la Caravelle. La redescente est aussi raide que la montée, les cuisses et les genoux protestent : trois heures et demie de rando, cassés les navigateurs !

 

 

 

 

 

BibliothèqueSchoelcherJeudi : objectif cinéma ! Dans toute la Martinique, il n'y a qu'un complexe cinéma et il se trouve à Schoelcher, la banlieue ouest de Fort de France. Donc, bus de Ste Anne au Marin, Taxico pour Fort de France, petite visite dans le centre ville, au marché, à la Bibliothèque Shoelcher puis bus pour Schoelcher (la ville). Le complexe Madiana est intégré au palais des Congrès, 10 salles, 2 restaurants, des salles de jeux...du sérieux.

Une fois exclus les 5 films avec hyperviolence (dont 2 Bruce Willis) et les 3 dessins animés, nous optons pour une comédie inconnue de nous « Happiness therapy » et nous ne regrettons pas notre choix. C'est plein d'humour, fin et bien joué ! Retour au bateau vers 18 h plus de 9 h après notre départ : un plan ciné pour des navigateurs, cela occupe !

 

 

 

Vendredi : suite du bricolage électrique, rédaction du blog, tri des photos, une journée de sédentaires. Théoriquement c'est aujourd'hui que nos amis Lili et François doivent nous rejoindre avec leur bateau Lulothodor, mais cela sera une autre histoire.

 

D'autres photos sur Picasa en cliquant ici :link

 

Stationnement

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