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Le blog du catamaran inoui

Back to Trinidad !

18 Octobre 2011 , Rédigé par cata-inoui.over-blog.com

Jeudi 6 octobre 2011.

 

Les compteurs et les volets sont fermés, nous disons adieu à la maison pour quelques mois.

 

 Hotel GatwickNotre retour à Trinidad, commence par un petit crochet par Londres, où nous passons la nuit dans un  hôtel non loin de Gatwick Airport. Les quelques miles parcourus dans la campagne anglaise, sont déjà dépaysants avec les champs de moutons, les jolis cottages et les pubs...

 

 

 

Le vol British Airways vers Sainte Lucie et Trinidad, peine à démarrer, le computer de bord  faisant des siennes, puis avec une heure de retard, c'est l'ambiance du vol long courrier : plateaux repas, films, siestes et collations. La rupture avec le vieux continent s'opère....

 

 

 

  A l'approche de Sainte Lucie, l'humidité tropicale se fait sentir et l'eau de condensation liée à la climatisation, ruisselle sur quelques passagers, dont moi ! Le parapluie ne faisant pas partie des équipements des Boeing 777, je construis une sorte de tente avec ma couverture...

 

Arrivée à l'aéroport de Port of Spain (Trinidad), les services de l'immigration nous accordent généreusement un visa de 2 jours et les Douanes, après un passage dans un service spécial, nous accordent l'autorisation d'aller directement faire contrôler nos valises chez leurs collègues de Chaguaramas. Le chauffeur du taxi affrété via l'opérateur spécialisé plaisance « Jesse James » est habitué et nous confirme la procédure. Une heure plus tard, l'officier des douanes de Chaguaramas, inspecte nos bagages, contrôle le matériel importé pour le bateau et nous autorise à rejoindre Inoui, nous enjoignant de revenir lundi pour vérification des papiers du bateau.

nuit_chantier.jpg

 

 

 

La nuit est bien avancée quand nous retrouvons notre bateau. Bonne surprise, l'intérieur est correct, pas de trace de moisissures dans la cabine, notre crainte venait du climat chaud et très humide qui peut être source de dégradations. Seuls 3 coffres extérieurs, mal ventilés et/ou pas étanches ont des traces de moisis sur les parois et le contenu très sale. Un coup d'éponge avec eau de javel, leur redonnera un air propre.

 

 


marche_PortofSpain.jpg

 

Samedi matin, lever 5h30 locales, sans problème, nous sommes encore en décalage horaire il est plus de 11h en France et nous partons faire la tournée shopping organisé par Jesse James.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

marche_PortofSpain2.jpg

 

Une heure dans le marché de frais de Port of Spain à choisir fruits et légumes, en convertissant les prix en TT $ en euros (11 TT$ = 1 €) et les pounds en kg et en nous remplissant les yeux de l'exubérance de ce marché tropical...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour au bateau et vite au travail. Il est 9 h et déjà la chaleur nous assomme. Nous installons le bimini pour l'ombre, et nettoyons le pont et les réservoirs d'eau car jouer avec l'eau, rafraichit...

Je rince plusieurs fois les réservoirs d'eau, quand je vois que le réas de poulie de renvoi d'écoute de trinquette est cassé. Je réfléchis à son remplacement tout en démarrant le remplissage du réservoir d'eau de la cuisine. L'eau reflue très vite avec une forte odeur : gagné ! je viens de mettre quelques litres d'eau dans le réservoir de gasoil, j'avais ouvert la mauvaise nable ! Plusieurs heures de travail désagréable en perspective.

 

Les voiles sont mises en place rapidement pour libérer de l'espace dans la cabine, et comme le foc Yankee doit être hooké en tête de mat, j'effectue la première ascension de la saison. J'en profite pour remettre la girouette anémomètre en place, contrôler le haubanage et les feux de mats : tout fonctionne à merveille.

 

Gonflé à bloc par ce début de journée positif, j'attaque la purge du réservoir de gasoil. Il est situé dans le fond d'un coffre à mouillage et la tête en bas, je démonte la durite de remplissage. Cela me permet d'introduire un petit tuyau et avec une pompe, j'aspire 5 litres de gasoil, que je transvase dans un bidon transparent. Après décantation de l'eau dans le fond, j'élimine celle-ci par pompage, et récupère le gasoil sain dans un bidon propre. Et je replonge avec ardeur dans le coffre pour pomper les 5 litres suivants, le tout sous un soleil de plomb. Trois heures plus tard, le réservoir est purgé mais je suis, tout comme le pont du bateau enduits de gasoil. A Marie-Noëlle le nettoyage du   bateau pendant que je file à la douche, à demi nauséeux. Le souvenir en est tellement désagréable que je ne risque plus de confondre les nables de remplissage des réservoirs d'eau et de carburant.

Antifouling_Nono.jpg

 

 

 

De lundi à mercredi les travaux s'enchaînent, remise en service des différents instruments, petites améliorations et réparations de défauts ou dysfonctionnements constatés la saison précédente.

Nous en profitons car l'environnement de travail est très favorable, sans doute un des meilleurs de toutes les Antilles. Dans le chantier Power Boats, il y a le « Boaters Shop » avec toutes les fournitures pour peintures, stratification, antifouling à des prix corrects, à la sortie du chantier se situe le magasin «Budget Marine », une chaine de shipchandler Caraïbien, très bien achalandé en fournitures bateaux. Et de plus les artisans locaux sont compétents , disponibles et bon marché.

 

J'avais constaté une légère entrée d'eau à la sortie de l'arbre de l'hélice sur l'embase du moteur babord. J'avais acheté les joints à changer mais je n'avais pas l'outillage pour ouvrir cette embase.

Je contacte « Raymond » le mécano local, je lui explique le travail et lui fournis les joints ; il me communique un prix, environ 800 TT $ (90 €) pour 3 heures de travail, qu'il fera dès que possible, dans l'après midi, voire le lendemain. Nous partons pour une virée « immigration » et shopping.

De retour au bateau en fin de matinée, je vois qu'il a commencé le travail, et il l'aura terminé vers 14h. Et comme ce fut plus rapide que prévu, il ne me demande que 450 TT$ (50 €). Et oui, ici on trouve des artisans qui finissent le travail avant les délais et avec un prix inférieur au devis. Cela fait rêver !

 

A Trinidad et Tobago, l'état d'urgence est déclaré pour lutter contre les gangs, cela se traduit par un couvre feu de 23 h à 4 h du matin (pas grave, nous dormons !) et un esprit encore plus tatillon que d'habitude des services de l'immigration, d'où les visas de 2 jours accordés à l'aéroport.

Donc, le lundi matin nous nous présentons à l'officier de l'immigration de Chaguaramas munis d'une attestation du Chantier justifiant notre séjour à Trinidad pour 2 semaines, en raison des travaux à effectuer sur le bateau. Nous étions un peu pessimistes sur l'issue, car en discutant avec d'autres plaisanciers, nous avions appris que les autorités avaient tendance à accorder un visa provisoire de quelques jours et reconvoquaient quelques jours plus tard. Certains en étaient à leur 4éme convocation, avec une grosse heure de perdue à chaque déplacement et la frustration d'un refus inexpliqué.

Bref, après avoir examiné longuement et plusieurs fois tous nos papiers, les passeports, la « Marine Form », les courriers du chantier, leurs propres archives, l'officier tamponne nos passeports et ne nous reconvoque pas. Nous le remercions, sans trop comprendre sa démarche, et dès la sortie, nous vérifions les dates : visas de 3 mois, dès la première demande, à inscrire dans le Guiness book !

 

Pluie_au_chantier.jpgChaguaramas n'est pas loin de l'équateur (10° N),  le soleil est brûlant de 8 h à 16 h et la chaleur accablante et épuisante, de plus la zone des chantiers est bien abritée de vents dominants, c'est parfait pour la sécurité des bateaux à terre, mais odieux pour les travailleurs en quête de courant d'air. Parfois il pleut, si l'averse ne dure pas trop, nous la bénissons car la température chute de quelques degrés, mais certains gros orages durent la demie journée accompagnés de cataractes d'eau, la pluie tropicale c'est du sérieux !

 

Mais peu à peu, les organismes commencent à s'habituer à la chaleur et après les grosses fatigues des premiers jours, nous terminons les journées moins épuisés. La météo, y est aussi pour quelque chose, avec la pluie plus fréquente en ce milieu de semaine, les températures sont passées dans le bateau de 40°C à 32 pour les maxis et même à 25 °C la nuit.

 

Par contre, cette pluie nous retarde pour les travaux extérieurs. Nous ne pourrons finir l'antifouling que le vendredi fin de matinée, ce qui reporte la mise à l'eau à lundi matin.

 

Évidemment Marie-Noëlle a lâchement profité des sautes de températures entre les pièces climatisées et l'extérieur pour contracter une sorte de laryngite, qui la fatigue encore plus !

Les perspectives de rhino laryngites n'ayant pas été envisagées avant le départ, la pharmacie n'est pas vraiment adaptée et elle traine sa misère depuis une semaine.

 

Si ce ne sont les moustiques un peu trop présents, nous sommes aussi bien pour bricoler à terre qu'à flots et les journées sont bien remplies, mais nous sommes pressés de voir Inoui dans son élément.

 

La vie au chantier est agréable, les employés sont très aimables, nous saluent, échangent quelques mots....Nous avons également fait connaissance de plaisanciers et nous nous retrouvons à la tombée de la nuit, au bar du bord de l'eau, autour d'une bière pression « Stag », pour discuter. Des échanges intéressants sur des parcours de vies nautiques différentes et passionnantes.

 

Antifouling_Didi.jpgLundi 17 octobre : la mise à l'eau tant attendue se passe sans problème grâce à l'astucieux chariot du chantier et nous prenons une bouée face au chantier. Nous décompressons et finissons quelques bricolages à petite vitesse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lulothod-or.jpg

 

 

Vers 16 h nous voyons le mat du catamaran de nos amis François et Lili, bouger, la mise à l'eau démarre.

Cela nous booste, car nous voulons y assister.  Nous sautons dans l'annexe, mais après 30 m le moteur s'arrête, nous rejoignons donc le dinghy dock à la rame en pestant contre cette nouvelle réparation à effectuer. A temps cependant pour les photos du lancement> 

 

  La soirée s'achèvera calmement en tchatches et plaisanteries puis lecture à bord d'Inoui bercés par le petit clapot : la croisière commence !

 

 

D'autres photos visibles Picasa  link

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Marie-Claire et Gérard 02/11/2011 10:49


Si vous en avez assez du thon, ouvrez une boîte de sardines ! ça vous changera ...
Bises très mouillées


Guy 01/11/2011 11:48


A quoi ça sert d'être à la retraite pour bosser plus que dans la vie professionnelle ???

Didier : la prochaine fois, au lieu de l'eau, met du vin. En cas d'erreur, le gas-oil fera bon ménage avec l'alcool.

Guy