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Le blog du catamaran inoui

Tikal et Cemuc Champey, Guatemala

9 Novembre 2014 , Rédigé par cata-inoui.over-blog.com

Vendredi 31 octobre : cap sur Flores et Tikal, le site archéologique majeur du pays Maya, situé au Nord du Peten, proche de la frontière mexicaine.

Le bus qui assure la liaison Guatemala Flores, avec arrêt à Rio Dulce arrive archibondé, et horreur, personne ne descend, alors que sommes une vingtaine à essayer de pénétrer à l'intérieur. D'autorité le chauffeur fait monter Marie-Noëlle en premier et la fait asseoir sur une place qu'il libère. Le contrôleur fait tasser un peu plus les passagers en place, certains debout devant les passagers asssis et il arrive à faire monter tout le monde. Il y a au moins deux fois plus de passagers que de places assises. Je resterai deux heures et demie debout dans le couloir, compressé, les bras accrochés aux porte bagages pour ne pas tomber sur mes voisins, pire que dans le métro aux heures de pointe un jour de grève !

Enfin à Poptun, une bonne partie des passagers descendent et je peux m'asseoir pour les deux dernières heures de route.

Arrivés à Flores, une fois les bagages déposés à l'hôtel ''Mesa de los Mayas'' (bonne adresse), nous nous rendons à l'agence ''San Juan'' recommandée par le Guide du Routard, pour acheter nos billets de transports pour Tikal puis Cemuc Champey. Mauvaise pioche, nous constaterons trop tard que c'est l'agence la plus chère de la ville et que nous avons payé nos prestations environ 30 % plus cher que d'autres touristes.

Tikal et Cemuc Champey, Guatemala

La visite de Flores est rapide, le site est joli, sur un îlot rond au milieu du lac Peten Itza, mais c'est petit (400 m de diamètre) et il n'y a pas grand-chose à voir, quelques petites battisses anciennes et surtout l'église qui possède un peu d'attraits.

Tikal et Cemuc Champey, Guatemala

Samedi, départ pour Tikal à 4h 30 du matin, et après une heure et demi de route, nous voici sur le site au lever du jour. Principal avantage, il y a peu de touristes qui seront répartis en deux groupes, dont le notre, avec le guide s'exprimant en Espagnol et seulement deux autres personnes : quasiment une visite privée !

Tikal et Cemuc Champey, Guatemala

Samedi, départ pour Tikal à 4h 30 du matin, et après une heure et demi de route, nous voici sur le site au lever du jour. Principal avantage, il y a peu de touristes qui seront répartis en deux groupes, dont le notre, avec le guide s'exprimant en Espagnol et seulement deux autres personnes : quasiment une visite privée !

Tikal et Cemuc Champey, Guatemala

Le guide est intéressant et outre les descriptions des monuments, il digresse volontiers sur la vie au Guatemala. Avant d'être guide, il a travaillé quelques mois comme employé dans un programme de reforestation : 12 heures de travail manuel par jour pour 50 Quetzales (5 €), le salaire d'un ouvrier au Guaté.

Tikal et Cemuc Champey, Guatemala

Après la visite guidée, nous errons dans le site, allant d'un groupe de temples ou habitations à un autre par des sentiers balisés en pleine jungle, au milieu de bruits d'animaux, des oiseaux surtout.

Tikal et son biotope sont classés au patrimoine culturel et écologique de l'Humanité.

Tikal et Cemuc Champey, Guatemala

Une grande partie des temples ne peut être dégagée, écologie oblige, mais cela arrange aussi les Guatémaltèques qui ont d'autres priorités budgétaires.

Alors que la cité de Tikal a été abandonnée par les Mayas vers le 10ème siècle, les pratiquants du culte Maya l'ont réinvestie et ont été autorisés à installer des autels d'offrandes au pieds de certains Temples. Nous avons eu la chance d'assister à une cérémonie.

Tikal et Cemuc Champey, Guatemala

Dimanche : de Flores à Lanquin et Cemuc Champey, la route est longue, 8 heures de prévues avec quelques arrêts : départ à 8 h du matin pour une arrivée vers 16 h.

Nous attendons donc notre ''shuttle'' en compagnie du responsable de la chère agence San Juan. Après une demi heure de retard, le ton commence à monter de notre côté, mais lui placide de répondre : « c'est normal, le minibus fait le tour de Flores et ramasse les passagers ». 45 minutes de retard : il préfère disparaître pour revenir une demi heure plus tard, nous annonçant que la route directe est coupée à cause d'inondations, que le minibus de l'agence San Juan ne part pas mais qu'un minibus d'une autre agence part en empruntant d'autres routes, c'est plus long, donc supplément. J'exige le remboursement, nous le noyons sous un flot de reproches et finalement il nous amène dans ce fameux minibus sans autre frais, heureux semble-t-il de se débarrasser de ces touristes devenus moins moutons.

Évidemment le minibus est surchargé, 17 passagers pour 15 places, mais Marie-Noëlle avait négocié les 2 places à côté du chauffeur, c'était confort pour nous. Faute de places à l'intérieur, les sacs ont du être rangés sur le toit, ce que je n'apprécie pas avec la pluie, mais finalement la bâche sera efficace et le bus touche régulièrement en passant les ralentisseurs. Après 3h30 de route nous voici à Rio Dulce à 500 m du bateau ; 4 passagers descendent.

Tikal et Cemuc Champey, Guatemala

Le chauffeur hésite entre 2 options : le grand tour quasi jusqu'à la Capitale par des routes asphaltées, 400 km et minimum 8 heures, ou les routes secondaires, 200 km, durée incertaine. Le bus étant allégé, et les renseignements collectés étant bons, il choisit la seconde, à notre grande joie : des paysages nouveaux, des villages inconnus, un peu isolés et desservis par des bus surchargés.

Tikal et Cemuc Champey, Guatemala

Mais surtout l'aventure, avec cinq heures de pistes défoncées, de la boue, des passages de rios à gué et même besoin de traction humaine pour une montée boueuse et trop glissante : un gagne pain supplémentaire pour les hommes du village voisin (50 Quetzales, 5 €, par véhicule tracté).

Finalement nous arrivons à Lanquin à 21 h 45.

Le pick-up de l'hôtel El Portal nous attendait et après 45 min de montée, nous voici arrivés au bord du rio Cahabon, à proximité des bassins de Cemuc Champey. Le restaurant de l'hôtel est fermé et nous nous retrouvons tous à grignoter des chips autour de bières. Deux sautés de repas dans la journée, cela nourrit moins que du sauté de veau : dure dure, la vie sous les tropiques ! Mais le cadre est agréable, l'éco-hôtel a du charme, un bon lieu pour récupérer.

Tikal et Cemuc Champey, Guatemala

Au réveil nous voyons le Rio Cahabon qui alimente les ''Pozas'': c'est la saison des crues, il charrie une eau abondante et boueuse, les fameux bassins bleu turquoise doivent être marron, nous flairons l'arnaque à touriste ! Et bien non ! Si nous avions potassé un peu plus le Maya Quiché nous aurions su que Semuc Champey signifie : « l'endroit ou l'eau rentre dans la terre ».

Tikal et Cemuc Champey, Guatemala

La magie du lieu vient de ce phénomène. Le cours principal du Rio est souterrain pendant 300 mètres et les bassins sont situés sur le toit de ce tunnel naturel creusé dans le calcaire : les bassins ne reçoivent qu'un faible débit d'eau limpide. C'est encore plus beau que sur les photos de l'Office de Tourisme.

Tikal et Cemuc Champey, Guatemala

Nous nous sommes inscrits au ''Tour'' organisé par l'hôtel en compagnie de la plupart des autres clients, dont le plus âgé (à part nous) doit avoir 30 ans. Montée au Mirador, visite de l'entrée du tunnel où l'eau s’engouffre dans une faille, vue sur la résurgence et baignades dans les piscines, sauts de l'une à l'autre ou même glissade-tobogan entre deux. L'eau est à une température agréable, mais après une bonne heure de jeux aquatiques, le soleil s'étant caché, nous commençons à grelotter.

Tikal et Cemuc Champey, Guatemala

L'après midi nous explorons en groupe un tunnel secondaire du Rio, chacun sa bougie à la main. Parfois l'eau n'arrive qu'aux genoux, parfois il faut nager, la bougie hors de l'eau... Passage sous une cascade, passages avec escalade par des échelles métalliques et en rampant pour contourner un siphon, cela dure environ deux heures dans une ambiance très fun.

Et pour clore la journée, ''Tubing'' : j'effectue une petite descente du Rio confortablement installé dans une chambre à air de camion, le paysage défile assez vite surtout dans la zone des rapides.

Tikal et Cemuc Champey, Guatemala

La soirée est très conviviale en compagnie des jeunes routards de divers nationalités avec principalement des échanges avec les francophones, d'autant que si le wifi semble fonctionner depuis que le groupe électrogène a démarré, personne n'arrive à se connecter à Internet, c'est plus propice à des échanges non virtuels.

Mardi matin, le camion de l'hôtel redescend le groupe à Lanquin où chacun est dispatché dans des ''shuttles'' et part vers sa destination ; pour nous ce sera Rio Dulce. A travers la montagne, 5 heures de pistes boueuses, avec des passages parfois délicats, mais le chauffeur est un habitué et il sort bien son minibus des ornières, en faisant asseoir les passagers à l'arrière pour faire du poids sur les roues motrices.

Tikal et Cemuc Champey, Guatemala

Nous sommes contents de terminer par 40 km de route asphaltée, les km défilent et nous ne sommes plus ballottés en tous sens.

Le bateau nous attendait sous la pluie, nous retrouvons quelques amis navigateurs et mettons en place le programme de la fin des travaux, en vue de la mise à l'eau : finie pour cette année le tourisme au Guatemala, prochain objectif la mer !

La couverture nuageuse abondante fait que les panneaux solaires chargent peu et mon chargeur de batterie refuse de fonctionner en 110 volts. Du coup je suis obligé de monter au mat sans utiliser la fée électricité, mais mon matériel de spéléo et la force de mes petits bras et cuissots ; enfin la girouette anémo est remise en place et le gréement vérifié.

Tikal et Cemuc Champey, Guatemala

Un créneau sans pluie nous permet de passer l'antifouling et la mise à l'eau est réalisée le samedi.

Il ne faut plus traîner les vents de la semaine à venir sont favorables pour faire de la route vers l'Est

Lundi 10 novembre : le plein de vivres est fait et nous déradons vers l'embouchure du Rio Dulce où après un petit stop à Livingstone pour la clearance de sortie, nous mettons le cap sur les îles du Honduras, mais cela est une autre histoire.

D'autres photos en cliquant ici

La ceiba : arbre de vie des Mayas, site de Tikal, Guatemala

La ceiba : arbre de vie des Mayas, site de Tikal, Guatemala

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Marc 06/10/2015 14:36

Quoi j'ai un an de retard !
t'as oublié ce qu'est la vie d'un pôvre travailleur que les gamins harcèlent de leurs problème, et encore je te passe le reste ...
J'irai voir Tikal sur Google car tu as éveillé ma curiosité.
J'ai des copains kayakistes qui ont descendu certaines chutes que tu as photographiées, il y a pas mal d'années.
Sinon, j'attends avec impatience le Machu picchu qui ne devrait pas tarder, et là Didier j'attends de nombreuses photos !
Bon trip l'ami ;-)))
Marc

Didier 28/11/2014 16:56

@ Martine, Organique et Serrurier Paris
J'ai plaisir à écrire et à raconter ce que je vois et ressens.
Mon plaisir est augmenté lorsque je constate que cela vous plaît ou vous intéresse.
Je vous envoie un grand merci plein de chaleur tropicale pour vos commentaires encourageants.
@ Serrurier :j'ai survolé votre blog et archivé le lien. Je prendrai le temps et le plaisir de le lire lorsque j'aurai une connexion internet moins lente... et sans moustique !
Didier du Cata Inoui

serrurier paris 24/11/2014 11:34

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.

Cordialement

organique 12/11/2014 02:21

On en veut davantage traité de cette manière. Continuez.

Martine 10/11/2014 00:43

Visites variées et riches que ce séjour au Guatemala autant pour les lieux; les paysages que pour les gens que vous y avez rencontré.
Merci les z'amis de nous les faire partager.
Bonne route maritime maintenant !